Le club phare du département des Bamboutos s’est présenté en infériorité numérique Samedi dernier face à Avion Académie. La rencontre a duré moins d’un quart d’heure suscitant l’emoi et la consternation.
Après la rebuffade et le déshonneur servis par Fovu club de Baham en compétition internationale lors de son face à face avec son adversaire libérien, voici Bamboutos de Mbouda qui refait parler de l’Ouest une fois de plus. Comme par enchantement et dans une tragi-comédie savamment orchestrée, Bamboutos de Mbouda a refait le coup du club de la grotte sacrée. Les Mangwa Boys se sont présentés en infériorité numérique. Exactement comme Fovu de Baham. Avec 8 joueurs de champ uniquement. Le club du département des Bamboutos en a même rajouté une couche. Bamboutos s’est présenté au stade annexe de Bepanda sans aucun membre de l’encadrement technique. Une situation burlesque et risible qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, suscitant les commentaires même les plus insoupçonnés. La rencontre de la première journée n’a duré que 12 minutes. Apres la sortie sur blessure de 2 joueurs dont Koupit Mani, Bamboutos de Mbouda s’est retrouvé sur l’aire de jeu avec seulement 6 joueurs. Le directeur de la partie s’est trouvé dans l’obligation de mettre un terme prématuré à la partie. Les spectateurs auront donc inutilement débourse la somme de 1000 frs et gâché leur précieux temps pour rien.
La commission de délivrance des licences indexée
Bien que le public sache pertinemment que le club de Mbouda est géré comme une épicerie, il n’en demeure pas moins vrai que la situation sordide à laquelle le public a eu droit engage en premier lieu la responsabilité de la commission en charge de la délivrance des sésames permettant de prendre part aux rencontres. Le public est en droit de se demander ce que font les membres de cette commission à longueur de journée. C’est à se demander si le lancement de la nouvelle saison a pris tout le monde de court, et les équipes et les responsables de son organisation.
Perspectives
Si l’on se remémore qu’à trois jours du jour de lancement de l’élite One, comme nous l’a confié une de nos sources, Unisport du Haut -Nkam ne disposait que de quelques licences, il faut dire qu’au fil des années le phénomène est en train de prendre de l’ampleur et si rien n’est fait, l’on pourrait assister dans un avenir proche, à une levée de boucliers de la part des clubs et des échauffourées au sein du public. Il y a donc urgence à décentraliser, moderniser, anticiper voire mettre à la porte des personnes incompétentes assises dans les bureaux de l’instance faîtière à Tsinga et susceptibles de paralyser l’activité ludique et le ciment de l’unité nationale que représente le football au Cameroun. Sans véritable châtiment, la gangrène va s’accroitre. Aucunement pour le bien et l’image du football dans notre pays.
Georges KEMENI








